Erotisme courtois à la cathédrale
 
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Tablettes à écrire, étui et stylet (inv. n° 29)
Paris. Milieu du XIVe siècle.
Tablettes : ivoire d'éléphant. 8,4 x 4,4 cm. 
Etui : cuir gaufré et incisé, traces de polychromie. 9,5 x 7,2 cm. Stylet : argent. 8,5 cm.
 
Ces fines tablettes à écrire en ivoire sculptées ont été découvertes parmi de vieux papiers conservés à la cathédrale de Namur. Jugées de facture trop profane, l’évêque décide alors d’en faire don à la Société archéologique via la ville de Namur. La présence de deux amants transis et de figures grotesques vous emmène dans l’univers courtois, précieux et minutieux de la fin du Moyen Âge. 
 
Réunissant deux aspects typiques de l’époque médiévale, ces tablettes à écrire allient subtilement la richesse du travail de l’ivoire et le symbolisme de la pureté véhiculée par l’amour courtois, le fine amour. De petite taille et de fine facture, les tablettes proviennent d’un prestigieux atelier parisien de la fin du XIVe siècle. Elles se composent de deux couvertures sculptées encadrant six feuillets internes encore enduits par endroit de cire rouge. L’étui présente deux faces reprenant des scènes issues de la longue tradition poétique courtoise et est toujours conservé avec le stylet, ce qui lui confère toute sa rareté.
 
La tradition les attribue aux anciens comtes de Namur, voire même à Jeanne d’Harcourt, épouse de Guillaume II de Dampierre.
 
Rendez-vous : 
TreM.a, Collections permanentes - Salle du Trésor
  
Pour en savoir plus :
L. Lam, 42. Tablettes à écrire, étui et stylet, dans J. Toussaint (sous la dir.), Dialogue avec l'Invisible. L'art aux sources de l'Europe, coll. Monographies du TreM.a, 46, 2010, pp. 316-321.
 
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